[french version is there]

The name digibruted is coined from “Digital” and “Distributed”. It does not mean that the library is brutalized by digital attacks, but rather that the library is a digital construction, indexing real assets (books in this case) distributed in the real world.

Real books into the Cyberspace. David Billard, February 03, 2011.

What is the Digibruted Library of Geneva?

It’s an exchange marketplace mixed with a library.

Huuu?

From childhood, I read. A lot. I take books from libraries, or I buy them. And the books I buy, I keep them. At the begining, it was just filing a shelf in a student room, then the number of books expanded, shelves upon shelves have been colonized, cases, crates, and who know what else. I’m currently drowning among books, I don’t have any more space where I can store these awful books. They are invading my living space. I have to find a solution.

Just burn them!

Well, no. I cannot set my mind to part from them. It’s stronger than me. You know, for a period of time, the time needed to read the book, I had a liaison with this book. It would be so cruel to throw it away.

Then  give it for free to a library!

The problem is that the libraies have their own collections, their own agendas, a limited storage space and are not willingly accept books in any state.

So how does it work, this system of yours?

It is simple, really.

I have a book, I make it available in the virtual library. Another person wants, craves, to read this book. The person contacts me via email, we met, and this person becomes the holder of the book. If a third person wants the book, the person contacts the holder of the book, they met, etc.

But what is the interest compared to a real, traditional library?

  • The storage space is distributed (hence the name “digital” and “distributed”) among the user of the library. It is the first peer-to-peer library 🙂
  • There is no need of staff to manage the books, each book holder manages his own books (the one he holds): in the same time, he is “borrower”, “donor” and “librarian”
  • There is no expiration date to manage when you borrow a book, because as long as the book is not claimed for it is kept by the holder. If the holder does not want to keep the book, he calls for (real) libraries, bookstores and initial owner. If nobody answers after a fixed period of time, the book can be destroyed by the holder. Yes, I know, it is harsh.

But how much will it cost me?

Borrowing a book is free (you pay nothing). The computer platform will need a viable economical model to run

I have an ebook. Will it work for e-books?

Yes, as long as the e-book can be transfered on a compatible reader (that’s not for tomorrow).

What’s the relation with an exchange marketplace?

Well, we exchange book against other books. The difference is that it is not necessarily with the same person, the exchange market place is not limited in time and there exists an index of all the books of the Digibruted library.

Why Geneva?

Because it will works better if people are not geographically far from each other. And at the moment the intended public is Geneva and it’s region at large (close France is concerned).

[english version is there]

Des vrais livres dans le cyber-espace. David Billard, 03/02/2011.

Qu’est-ce que la bibliothèque virtuelle distribuée genevoise ?

Il s’agit d’une bourse d’échange mariée à une bibliothèque.

Mais quesskidi ?

Depuis tout petit, je lis. Beaucoup. J’emprunte des livres à la bibliothèque, ou j’en achète. Et les livres que j’achète, je les conserve. Au début c’était un rayon d’étagère dans une chambre d’étudiant, puis les livres ont colonisé les autres rayons, les autres étagères, les valises, les cartons, que sais-je encore. Je suis maintenant submergé de livres, je n’ai plus de place où les ranger ces satanés bouquins. Ils m’envahissent. Je dois trouver une solution.

Mais que ne les brûles-tu pas ?

Et bien non, je n’arrive pas à m’en séparer, c’est plus fort que moi. C’est vrai, pendant un temps, le temps de sa lecture, j’ai eu une relation avec ce livre, ce serait trop cruel de le jeter.

Ben fais-en un don alors.

Mais les bibliothèques ont déjà leurs propres collections, un espace limité, et n’acceptent pas les livres dans n’importe quel état.

Comment ça marche ?

J’ai un livre, le le mets à disposition dans la bibliothèque virtuelle. Une autre personne veut lire le livre, elle me contacte par email, on se donne rendez-vous, et elle devient le détenteur du livre. Si une troisième personne veut lire le livre, elle contacte par email le détenteur du livre qui lui donne rendez-vous etc.

Quel intérêt par rapport à une vrai bibliothèque ?

  • L’espace de stockage est réparti entre les différents usagers de la bibliothèque. Il s’agit d’une bibliothèque peer-to-peer 🙂
  • Il n’y a pas besoin de personnel pour gérer les livres, chaque détenteur de livre gère le livre lui-même : il est en même temps « emprunteur », « donateur » et « bibliothécaire ».
  • Il n’y a pas à gérer de date de retour, car tant que le livre n’est pas réclamé, il est conservé par le détenteur. Si ce dernier n’en veut plus, il lance un appel aux (vraies) bibliothèques, librairies et au propriétaire initial. Si personne ne répond au bout d’un temps fixé, le livre peut être détruit par son détenteur. Oui, je sais, c’est dur.

Combien ça coûte ?

Le prêt du livre est gratuit. La plateforme informatique devra trouver un modèle économique viable.

Ca fonctionne aussi pour les e-books ?

Oui, pour autant que l’e-book puisse être transféré sur un lecteur compatible.

Quel rapport avec une bourse d’échange ?

Et bien on échange des livres contre d’autres livres. La différence est que l’on est pas limité par le temps de la bourse d’échange et que l’on a un index de tous les livres présents dans la bibliothèque.

Pourquoi genevoise ?

Parce que ça fonctionnera mieux si les gens ne sont pas trop éloignés les uns des autres. Et pour l’instant le public visé est centré sur Genève au sens large (la France voisine est inclue).